De Rien et de Tout
Aider les autres,c'est s'aider soi-même.
Rechercher
 
 

Résultats par :
 


Rechercher Recherche avancée

Mots-clés

Derniers sujets
Juillet 2017
LunMarMerJeuVenSamDim
     12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31      

Calendrier Calendrier

GoYuB La Bonne Affaire
https://www.goyub.net/fr/frontend/pages/partnership?grid=103212
François Charron (Techno et Folies)
http://www.francoischarron.com/
cartes de voeux
http://www.joliecarte.com/
Connexion

Récupérer mon mot de passe

Convertisseur youtubeMP3
http://www.youtube-mp3.org/fr
blagues aléatoires
Fibroact & Envolée Bleue du Québec
http://fibroact.wix.com/et-sfc-partenairesÀ visiter et à partager...Merci

« La maladie, c'est le deuil d'une vie »

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

« La maladie, c'est le deuil d'une vie »

Message par Admin(LouiseB.) le Mar Déc 17, 2013 11:11 pm

 KAREN, CALAISIENNE DE 31 ANS, MALADE ET MOBILISÉE POUR LE TÉLÉTHON |





  • - A +





Elle a vu sa vie basculer il y a deux ans. Elle avait alors 29 ans. Depuis l'annonce d'un terrible diagnostic, Karen se bat contre une maladie implacable, à cause de laquelle elle ne peut plus travailler, ni conduire. Chaque déplacement est une forme d'incertitude. Ce n'est plus la même vie qu'avant « mais cela reste la vie »... Elle avoue avoir dû faire une sorte de deuil. Comme sa maman. « Quand on a une enfant qui arrive à la trentaine, on imagine qu'elle va vivre sa vie, voler de ses propres ailes... et pouvoir plus tard s'occuper de sa maman. » résume Christine, la mère de Karen. Et puis, le destin s'en mêle, le hasard bouscule des vies et des projets.
« Avant la maladie, j'étais hyper-active, toujours en mouvement », confirme Karen. Dans cette famille calaisienne, on ne compte pas les heures d'activité. « Je me levais à 4 heures du matin, je m'occupais de la maison, j'allais travailler, je donnais un coup de main à ma mère. » Elle était « Spider-Man », souligne la maman avec un petit sourire. Pour mieux marquer le contraste entre la vie d'avant et celle de la maladie.

« Je l'avais prévenue » 
Enfance, adolescence et vie d'adulte normales. Karen ne souffre de rien, ne se plaint pas. « Moi, je remarquais que ma fille en faisait trop, reprend la maman, et plus d'une fois je lui ai dit que je craignais qu'un jour, elle soit contrainte de s'arrêter.
Pour ses enfants, on a toujours peur du pire.
 » La peur n'évitera hélas pas le danger. Au fil des semaines, Karen a le sentiment que quelque chose se passe : la fatigue s'installe, la fièvre complète le tableau clinique. « Un jour, je n'en pouvais plus, j'étais à bout, et je me suis alors décidée à aller consulter mon médecin traitant.
Dans ma tête, cela ne pouvait être autre chose qu'une très grosse fatigue ou une dépression.
 » Le praticien demande des examens complémentaires, la Calaisienne enchaîne rendez-vous et analyses, rencontre des spécialistes à Helfaut. Jusqu'au jour où le diagnostic tombe, implacable.
Karen souffre d'une fibromyalgie, une maladie encore qualifiée de « rare » qui s'attaque à tous ses muscles.

Pour les autres 
« Je ne l'ai pas su tout de suite pour la simple et bonne raison que cette maladie se caractérise par des centaines de symptômes, donc la diagnostiquer a pris du temps. » Lorsque le nom est prononcé, c'est un coup de massue qui s'abat sur la famille calaisienne. Christine comprend que les rôles seront inversés, que c'est elle qui devra s'occuper de sa fille. Celle-ci ne peut plus travailler.
« J'ai vu ma vie sous un autre angle et au lieu de me renfermer, je me suis tournée vers les autres. » Par voie de presse, elle découvre l'existence d'une association de malades, basée à Calais, dont le but principal est d'organiser des sorties ou des actions caritatives pour les enfants malades.
« Cela m'a donné un but, précise Karen. Moi, je sais ce que sont les douleurs causées par une maladie (la fibromyalgie provoque des douleurs chroniques, NDLR), alors je me dis que cela doit être pire chez les enfants. » Karen est ainsi devenue un pilier des Ballons de l'espoir. Pour les autres et pour elle-même.
« Mon traitement est quelque chose de très lourd à gérer au quotidien, et je sais que je ne reviendrai jamais à "avant". Aujourd'hui, je ne peux plus travailler, je ne peux plus conduire car je peux me retrouver incapable de faire un geste. Je peux perdre le fil d'une conversation, ou être incapable d'écrire. » Selon ses propres mots, le lièvre qu'elle était est devenu tortue. « C'est une autre vie mais c'est la vie quand même. » Pour le téléthon, Karen a confectionné des chocolats qu'elle a vendus, tout en racontant son histoire. Elle a été accueillie avec Les Ballons de l'espoir au lycée professionnel du Détroit. « Il faut parler, il faut faire connaître la maladie, les maladies. Pour mieux les combattre. 
» En confectionnant ses chocolats, Karen devait prendre garde à ce que la fièvre ne fasse pas fondre les denrées. Elle glisse cette confidence dans un souffle, avec un sourire où domine un espoir plein d'humilité : celui de rendre service aux autres, de venir en aide aux enfants. Au-delà de la maladie.
Laurent GEUMETZ

_________________
flower LouiseB. (Admin)
avatar
Admin(LouiseB.)
Admin

Localisation : Québec,Canada

http://detoutetderien.lebonforum.com

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum